Pourquoi ce Jardin ? Pour plusieurs raisons, sur différents plans.

D'abord, parce que je m'émerveille sans arrêt, devant la flore sauvage et tout ce que fabrique la Nature.

Inlassablement, à chaque saison qui passe, tout ce que l'on peut voir me fascine, que ce soit au bord des chemins, dans les pâturages, en forêt, les couleurs, l'évolution de la croissance des végétaux, les passages des animaux, les preuves de leur existences et parfois, le top, les voir réellement, même furtivement ! Instant magique !

J'en profite, sans jamais me lasser, notamment lors de mes nombreuses balades et randonnées avec mes chevaux, 3 Mérens nés à la maison, du temps où Jean-Michel, mon mari, faisait naître des poulains Mérens pleins papiers, chaque année. Si vous connaissez un cheval de Mérens ayant l'affixe du Marlet, il est né chez nous !

Avec Surprise, Virgule et Tékki, Mathis, mon fils, et moi profitons pleinement des chemins, avec notre compagne Nala, Border Colley de son état !

Ensuite, parce que les plantes, d'abord en infusions, puis en huiles essentielles, d'abord pour nous, pour notre maison, puis aussi pour mes chevaux et mon chien, sont entrées dans mon quotidien, doucement mais sûrement.

J'utilisais de plus en plus les plantes, cherchant à ce que les produits soient fabriqués de façon artisanale, le plus proche localement possible. J'ai alors découvert l'immensité des possibilités que nous offrait les plantes, par leur diversité mais aussi par les multiples façons de profiter de leurs biens-faits.

C'est pourquoi j'ai eu envie de savoir si la culture des plantes aromatiques et médicinales pouvait se réaliser dans notre secteur, à notre altitude. Après avoir beaucoup lu, m'être énormément documentée, avoir mesuré, re-mesuré et encore re-re-mesuré notre terrain pour y voir une organisation envisageable, j'ai tenté l'aventure avec le soutien de Jean-Michel, mon mari, qui a cru, lui aussi, en ce projet.

Enfin, l'envie de travailler en extérieur, de voir les jours défilés, les saisons, de devoir s'adapter à la météo, bref, de coller à un rythme ... terre à terre, mais tellement chargé de sens m'a rendue très enthousiaste.

Oui, s'adapter à la météo, c'est peu de le dire, quand on habite à 1120m d'altitude, pour la production de plantes, pour certaines, plutôt méridionales ! Mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?

Et puis les jours de mauvaise météo, il y a tant à faire à l'intérieur que chaque journée est mise à profit : trier à l'abri dans l'atelier quand il fait un orage en été, conditionner les infusions, faire le point sur les stocks, etc.

C'est donc au détour des chemins que j'ai découvert la flore sauvage de Margeride, c'est ainsi qu'est né Au Détour des Plantes !